Plus de 8 mois qu’on parle de violentes manifestations, et surtout d’une révolution à laquelle le
gouvernement syrien n’a pas pu résister et avait démissionné le 29 mars.
Ainsi, un nouveau gouvernement a été formé, et il a fixé comme objectif :
La levée de la loi d’urgence en vigueur depuis 1963, qui était justifié par l'état de guerre avec
Israël.
• La libéralisation de la presse à travers une loi qui supprime les peines de prison auparavant
prévues pour les journalistes reconnus coupables d'avoir attaqué "le prestige et la dignité de
l'Etat, l'unité nationale et le moral de l'armée, l'économie et la monnaie nationale".
• L’instauration du pluralisme politique, ainsi que l'actualisation et l'ajustement du processus
électoral aux normes démocratiques.
Au moment où le régime annonçait un nouveau gouvernement chargé de mener à bien les nouvelles
réformes et la libération des prisonniers, plus de 60 personnes ont été tuées par les militaires et les
forces de sécurité, le dimanche 19 novembre 2011, jour de la grande fête musulmane de l'Aïd Al-
Adha.
Selon l'ONU, plus de 2 600 personnes sont mortes dans la répression, en grande majorité des civils.
Plus de 15 000 personnes sont actuellement détenues et des milliers d'autres portées disparues.
De leur côté, les autorités accusent régulièrement des « bandes armées » d’être à l’origine des tirs
sur les manifestants et les forces de sécurité.
Personnellement, je pense que la présentation de ces projets de réformes n’est qu’un moyen pour
juguler la contestation contre le régime, et la preuve c’est que ces réformes n'ont pas changé la
situation sur le terrain, où manifestations et répression se poursuivent sans relâche.
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